Fréquence cardiaque élevée et fréquence cardiaque non plongeante comme cibles potentielles pour la mélatonine: une revue

Une fréquence cardiaque élevée est un facteur de risque de mortalité cardiovasculaire et toutes causes confondues dans la population générale et diverses pathologies cardiovasculaires. Une diminution insuffisante de la fréquence cardiaque pendant la nuit, c’est-à-dire une fréquence cardiaque non vertigineuse, augmente également le risque cardiovasculaire. Une fréquence cardiaque anormale reflète un déséquilibre du système nerveux autonome en termes de domination relative du tonus sympathique. Il n’existe que quelques études prospectives concernant l’effet de la réduction de la fréquence cardiaque dans les maladies coronariennes et l’insuffisance cardiaque. Chez les patients hypertendus, les analyses rétrospectives ne montrent aucun avantage supplémentaire du ralentissement de la fréquence cardiaque par bêta-blocage à la réduction de la pression artérielle. La mélatonine, un produit sécrétoire de la glande pinéale, a plusieurs attributs qui prédisent que la mélatonine est un candidat prometteur dans la lutte contre la fréquence cardiaque élevée et ses conséquences dans la population hypertensive. Premièrement, la production de mélatonine dépend de la stimulation sympathique de la glande pinéale. D’autre part, la mélatonine inhibe le système sympathique de plusieurs manières, ce qui représente potentiellement le mécanisme de contre-régulation pour normaliser la pulsion sympathique excessive. Deuxièmement, l’administration de mélatonine réduit la fréquence cardiaque chez les animaux et les humains. Troisièmement, l’action chronobiologique de la mélatonine peut normaliser le déclin nocturne insuffisant de la fréquence cardiaque. De plus, la mélatonine réduit le développement du dysfonctionnement endothélial et de l’athérosclérose, qui sont considérés comme un trouble physiopathologique crucial de l’augmentation de la fréquence cardiaque et du flux sanguin pulsatile. L’action antihypertensive et antirémodelante de la mélatonine ainsi que ses effets bénéfiques sur le profil lipidique et la résistance à l’insuline peuvent être d’un avantage supplémentaire. Un essai clinique portant sur l’action de la mélatonine chez des patients hypertendus présentant une fréquence cardiaque accrue est justifié.

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